Il existe un passage qui noue le bonheur aux étoiles et le ciel à son nom. C'est le chemin qu'emprunte un enfant. Lui seul connaît les planètes acides et voyageuses, les autres naufrageuses, et celles qui s'effleurent un instant, ouvrent la musique, et la fable des couleurs.
Il nous en offre ici le prélude.
toucher le fond
sans force
irréellement
La mAtière Aux mille nOms
Astra 1
je dire la blème du fond sans fond
les dires des millénaires à l'unisson
perdu, blessé je dire poser l'
UY Scuti
sur le halo
des voix je battre l'Ourse jusqu'à l'étouffer
je les ouvrir quand les dents sur l'astre
et le sel en démon descendre l'étoile
Semence
Astra 2
je dire l'acte et son corset de lunes invocantes
et grasses
je dire l'adieu et plonger
les nombres d'Antarès et de Maké Maké
je dire VY Canis Majoris que ça ouïre
articuler le fond sans force et
je dire d'un espace ténu - zénith
nadir poisson élan Rigel
cuivre flux
et les ions - et
je donner le passage
et redonner le ciel
bourdonnant d'actes
Nova New
je dire la les anneaux secs et les âges premières
les sursauts unis, pressées de toutes parts
je dire du grand saut, pauvre vitesse étoupe,
l'ici-gît l'air sans retenu. et ailleurs vertical d'être une dune, cette nuit.
éternel fermoir. ici donner l'air. à Bételgeuse !
l' e s
p a c e s
a n s f
o n
d
Contributoons
Nicolas Fraigniaud : Jour, Nova New, Jour 218 Stephenson (collages), quelques photos
Vassily (et Ariane Múller) : Tailles comparées, Stephenson 218 (texte)
Théo Poulet : La matière aux mille noms (photo + triangle)