"Dois-je me marier ?" demande Panurge dans le Tiers Livre (1546). Question posée par un esprit obsessif et soupçonneux ; peur du cocufiage, de la violence et de la ruine ! Il cherche une réponse auprès des autorités de l'époque. Peine perdue !
Marie-toi ! Ne consulte personne ! Erudit, poéte, fou, médecin, juge aux dés, juge tout court, devineresse, astrologue, taroteux de tous poils ! N'écoute personne ! Le désir de certitude absolue rend l'action impossible.
(Tintinnabulations chuchottées :
ORIFICE → limace
vagina ≤ CITHARE
FOURREAU : cervicale NOUS SOMMES
garGOUILLANTS
En moi il n’y avait que
si j’avais su
Je revois tout cela très clairement
Un peu de vent
frôlait la peau
sur laquelle j’étais adossé
La vôtre n’était déjà plus là, pâle, las
de renoncer, de fuir, de reculer cela m'était impossible
et de discerner en l'état le discours
Je m’en arrachais les cheveux, crachais, dans ma tête
écartée m’en suis allé
J'avais si faim près de vous qu'avez-vous fait ? Le saviez-vous ?
J’ai fouillé dans ma poche et celle
la vôtre mon
voisin pour une
ritournelle nouvelle je trouvai
les minutes obscures obscures tout aussi
aussi vides que les vôtres
J’étais happé
pauvre hère
que le temps perdait.
En bruto
Vamos a liarla parda
vamos a poner el mundo de cabeza
Que mi mundo
y el tuyo
se desmoronen
de irresponsabilidad
desconfianza y complicidad
Que tu soledad
y la mía
se empiedren
se encastren
en el infinito de la oscuridad
de la censura
de tus traumas
y las míos
Dejemos todo
a un lado
sin ti
sin mí
sin espejo
Convoquemos
a la traición
a la crueldad
al egoísmo
a nuestros animales salvajes
al enigma de la muerte
Saquemos lo peor de nosotros para poder amarnos
en la mazmorra del sufrimiento
de la infancia
de las madres
maltratadas
acosadas
violadas
controladas
humilladas
silenciadas
explotadas
cosificadas
reprimidas
ignoradas
Seamos valientes
armémonos de coraje
lancémonos al vacío
Que nuestra enfermedad nos consuma
abrazaré la tuya y la mía con dinamita
sembraré de mecha
nuestro camino
de norte a sur
de este a oeste
para que nadie nos encuentre
Criemos a la hiena más bonita y hambrienta
a los pájaros sin alas
Alcémonos en la ceguera de la madriguera
cantemos en silencio hasta que el Hades se quede mudo
sordo
ciego
sin olfato
Cultivemos
lo feo
el desecho de las bestias
sin miedo al miedo
sin culpa
sin vergüenza
hasta que el mundo se caiga
a pedazos y mueran las ballenas
los tiburones
las focas
que los pingüinos se asfixien
en el sueño de los muertos vivos
Y ahí
en la nada
cómeme la lengua
mientras mis pupilas se dilatan en las tuyas
y clavas
tu clavícula
en mi yugular
pronunciando
las palabras malditas
rotas
heridas
en tu boca
Apartémonos
de los buenos
de los gentiles
Que nadie pueda
en la tardanza
de la sombra
dar luz a nuestra cama putrefacta de inmundicia
Que no se atrevan a salvarnos
de nuestra autocondena
donde muere la belleza de todos los colores
Y renacen bajo la higuera torcida
a piel abierta
en medio de la tormenta
Shhh
Garde-toi !
Chère Madame,
Merci pour votre casse, vous m’avez liquidé et, si le bain de bouche usé
que vous m’avez mis entre les oreilles persiste, je vous le dis, je vous le dis,
ce sera terrible, monstrueux, une friandise entre les mains des flics
où votre fente se révélait d’une belle notoriété mousseuse.
Vos lèvres succulentes, sans cesse, dans les rues, sur les balcons
s'ouvraient, dansaient - méduses attachantes -
Clermont telle une fête dans votre cul.
Une secousse sismique s'étirait
entre vos seins.
Je m’amenuisais à travers vous. Je le sentais bien.
Vous m’avez lavé entre vos doigts poisseux.
Vous m’avez sucé et vous m’avez baisé, vous m’avez offert tous vos trous !
Seulement, ils étaient pleins.
Tout y était blessures hideuses et gouffre bon marché.
Ah ah ce fut la grande débandade.
Je ne vous le pardonnai pas.
C’est à ce moment-là que vos seins de poulpes
sont apparus, parmi d’autres profondeurs inquiétantes.
Je vous pris d’accepter mes turpitudes. Une femme n'excuserait-elle pas son amant devenu presque borgne ?
Un jour, vous rappelez-vous ? vous m’avez jeté entre les cuisses le reflet de votre cœur,
Je me suis perdu au milieu de cette épouvante.
Il est normal que je réagisse mal.
Je suis en proie à la colère, j’ai rompu nos liens. Je suis vivant aujourd'hui,
vivant,
égoïstement vivant de mes défiances.
Me séduisent encore votre cou et vos aigus je l'avoue,
et vos ongles parfois, vous
pullulez en moi par
chacune de vos
blessures
mais, vous
n'y respirez plus -
Vos baisers ont le regard d’un
cri.
Cette lettre
ennuyeuse...
Mariage coup de poing - Ceci est une alliance
SI
SI
DIRE
POING
ALORS
Je
glisse ta peau
contre ma
peau
psychatrique
un oeil reste
Comment faire comprendre ce qui fait nos charmes
mes meilleurs atours
je ne suis pas
je ne suis pas mais
je suis né les
habitudes
ont cela de bon je
suis né
je ne suis pas né foule crabe
houille tarmac casoar collier
pas crème de jour et toij'
n'suis pas stradivarius soum
etteurde la pluie saute-
mouton frais ni difficile ou irritable
je ne suis pas rails sècheresses
broute osier
avec toi j'tu n'es autre
pas mille tout ou rien, un j'peu je
ne suis pas voix un sen
tier cette conversation un
artiste tu n'es pas je
n'ai pas sauf nous : un
un continent - qui s'écoulerait voilà !
et pas toi toi
tu (te figures) j'/tu vois
tu n'est pas distinguée, tu
ai un hâbleur
à singes chancelier !
p't'être j'tuj'sommes beau p'tête tu
suis et j'n'ai pas beau
tusj' n'suis être pas
immobile les
êtres de la création
roulent pour toi /
pour moi
jouit
ta jalousie /
je ne suis pas boudin satellite
bouche hypothèse balcon
ni l'ombre attardée
du parasol
je ne suis pas belle lu
rette mousse c
huchotée crête il
iaque laque papier il
faudrait avancer ou au pas
je ne suis pas
ce petit pas
petit à petit rien à
perdre pile ou face
nuance
je ne suis pas pas mille
je ne suis pas choses pas
mille je ne suis pas autre
chose qu'c'tuj'tu (ces migraines !) nous :
n'es pas j'tu imaginons ?!
j'm'n fous
j'toi j't'enfin (j't')écoute !
le bonheur des autres posthume où
ça commence à nous faire savoir
à se savoir s'ton tu et s'ton je
(j'tuj' ou t'jet' !)
- grands amateurs de Nabuchodonosor !
écailles croque-morts beurre
holocauste
nouégrouillementdebouches
j't'liquide / noust'j' / tous ensemble
vide le miroir
les dévorant
Contributions :
Nicolas Fraigniaud : Dame Blanche (collage), En moi il n'y avait que [...], texte : Marie-, cadre : toi !, Chère Madame, [...], Je glisse ma peau [...]. je ne suis pas tu, texte de mariage coup de poing, comment faire comprendre...
Maria Gray : En bruto.
Ariane Muller : cadre : Marie-, texte : toi !, Mariage coup de poing - Ceci est une alliance.