Chère Madame,
Merci pour votre casse, vous m’avez liquidé et, si le bain de bouche usé
que vous m’avez mis entre les oreilles persiste, je vous le dis, je vous le dis,
ce sera terrible, monstrueux, une friandise entre les mains des flics
où longtemps votre fente s'est révélée d’une belle notoriété mousseuse.
Vos lèvres succulentes, sans cesse se balançaient dans les rues moites,
s'ouvraient, dansaient sur les places, méduses attachantes.
Clermont était une fête dans votre cul.
Une secousse sismique s'étirait entre vos seins.
Je m’amenuise à travers vous. Je le sens bien.
Vous m’avez branlé comme on branle un passereau, entre vos doigts poisseux.
Vous m’avez sucé et vous m’avez baisé et vous m’avez offert tous vos trous.
Seulement, ils étaient pleins.
Tout y était blessures hideuses et gouffre bon marché.
Ce fut la grande débandade.
Je ne vous le pardonnai pas.
Et c’est à ce moment-là que vos seins de poulpes
sont apparus, parmi d’autres profondeurs inquiétantes.
Je vous pris d’accepter mes turpitudes. Une femme n'excuserait-elle pas son amant devenu borgne ?
Un jour, vous rappelez-vous, vous m’avez jeté entre les cuisses le reflet de votre cœur,
sans me demander mon âge, mon profil.
Au milieu de cette géométrie repoussante je me suis perdu.
Il est normal que je réagisse mal.
Je suis en proie à la colère, j’ai rompu vos liens. Je suis vivant aujourd'hui,
vivant,
égoïstement vivant de mes défiances.
Me séduisent encore votre cou et vos aigus, je l'avoue, et vos ongles parfois car
vous pullulez en moi par chance
par chacune de vos blessures.
Mais vous n'y respirez plus.
Vos baisers ont le regard d’un cri.
Et puis et puis…
Cette correspondance, convenez-en, devient... monotone.
Votre dévoué,